Bâtir des paradoxes visuels en se servant de la morphologie de visages humains, c’est ainsi qu’il faut aborder ce travail de Maxime Boulanger.
Ces formes andromorphiques sont la traduction de paréidolies qu’il a ressenties en regardant certaines constructions. Ne livrant que des morphologies, il souhaite que le regard se perde à la fois dans la forme générale de la sculpture mais aussi dans l’empilement individuel des matières proposées.
Cette méthode d’assemblage est tirée de l’édification de micro-habitat, les gariottes, façonnées manuellement. Mélangeant cela à différentes typologies de matières, il précise ainsi sa conception du bâtir.

Cette installation questionne le périmètre autour d’une œuvre en délimitant une surface qui procure un environnement matériel à la sculpture. Celles-ci se tiennent ainsi debout sur des formes géométriques régulières, suggérant des débuts de structures alvéolaires tirées d’un intérêt pour les architectures contemporaines modulaires.
Avec cet environnement matériel modulable, l’artiste affirme sa vision du bâtir et nous propose à deux échelles différentes un aspect combinatoire, présent dans l’édification individuel de chacune de ses sculptures jusqu’à l’installation de cette série.

à Molières, Avril 2016
lieu prêté par Mr et Mrs Parker

Construire un espace composé de formes issues de l'archéologie industrielle a été une façon pour Maxime Boulanger d'exprimer différentes distorsions visuelles qu'il ressentait et de pouvoir les retranscrire. En se constituant une même typologie de matières, il effectue des déplacements sensoriels essentiellement tactiles et visuels.

L'artiste considère cette installation in-situ comme un ensemble composé d'assemblages de matériaux, ses sculptures figées prennent la place d'excroissances dans cet environnement. Il renforce son envie de créer des paradoxes sensoriels, en se servant des contraintes du lieu pour que son œuvre soit contenue et restreinte par l'espace d'exposition et impose ainsi une déambulation instable sur et sous les différentes matières qu'il emploi. 

Installation réalisée dans le cadre de l’obtention du
DNSEP 2015 à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux